Le simulateur de revenu indépendant sur creation-entreprise-france.com convertit un revenu brut souhaité en revenu net après cotisations sociales, selon votre statut juridique. En trois champs à remplir, vous obtenez une estimation concrète de ce que vous allez réellement percevoir — parce que ce que vous facturez et ce que vous encaissez, ce sont deux chiffres très différents. Ce que vous allez découvrir dans cet article, c’est aussi bien ce que l’outil fait bien que ce qu’il ne calcule pas — et ça change tout à la façon dont vous l’utilisez.
- Le simulateur demande trois données : statut juridique, période et revenu brut cible.
- Il affiche les cotisations sociales estimées et le revenu net correspondant.
- Il ne calcule pas l’impôt sur le revenu — ce n’est pas un outil de simulation fiscale complète.
- Pour un gérant majoritaire de SARL, les charges sociales avoisinent 45 % du brut.
- Le simulateur de l’Urssaf reste plus complet pour un business plan ou une négociation bancaire.
À quoi sert ce simulateur de revenu indépendant ?
Le site creation-entreprise-france.com existe depuis 2019. Son fondateur, Corentin Ricard, a conçu la plateforme pour outiller les créateurs d’entreprise avec des ressources pratiques — formulaires, vérification de dossier, accompagnement avant envoi à l’INPI. Le simulateur de revenu net indépendant s’inscrit dans cette logique : donner une vision rapide de ce que rapporte réellement une activité selon le cadre juridique choisi. Les notes clients oscillent entre 4,5 et 4,8 étoiles sur les plateformes d’avis certifiés.
À lire aussi : Calculette de renégociation de prêt Oulala : estimer rapidement vos économies
Quels statuts juridiques sont pris en charge par le simulateur ?

L’outil couvre les principaux statuts de travailleur non salarié (TNS) et assimilés : micro-entreprise, EURL, SARL avec gérant majoritaire, SASU et SAS. Chaque statut applique un régime de cotisations sociales différent, ce qui justifie que le simulateur commence par cette information avant tout calcul.
| Statut juridique | Régime social | Taux de charges approximatif |
|---|---|---|
| Micro-entreprise (vente) | Micro-social | 12,3 % du CA |
| Micro-entreprise (services) | Micro-social | 21,2 à 22 % du CA |
| Gérant majoritaire SARL | TNS (SSI) | ~45 % du revenu brut |
| SASU / SAS (président) | Assimilé salarié | ~75 % du net en charges totales |
| EURL (gérant) | TNS (SSI) | ~40-45 % du revenu brut |
Ce tableau suffit à comprendre pourquoi deux indépendants avec le même chiffre d’affaires n’ont pas du tout le même revenu net mensuel selon leur structure.
Quelles informations faut-il renseigner pour lancer une simulation ?
Trois champs à compléter : le statut juridique, la période de calcul (mensuelle ou annuelle) et le revenu brut cible. C’est rapide. Aucun compte à créer, aucune donnée personnelle à fournir. L’outil est accessible directement depuis la page dédiée du site.
Quels résultats le simulateur affiche-t-il concrètement ?
En sortie, vous voyez deux lignes : le montant estimé des cotisations sociales et le revenu net après déduction de ces charges. Ce que vous voyez affiché, c’est votre revenu net de charges sociales — pas votre revenu disponible après impôt. La nuance est importante, surtout si votre taux marginal d’imposition est élevé.
À découvrir : Simulateur de retour sur investissement Rezoactif : comment mesurer la rentabilité d’une campagne
Quelle est la différence entre revenu brut et revenu net pour un indépendant ?

Le revenu brut d’un indépendant, c’est ce qu’il décide de se verser avant cotisations — pas son chiffre d’affaires. Un freelance avec un TJM de 350 €, qui travaille 215 jours par an après 45 jours de congés, génère environ 75 000 € de chiffre d’affaires annuel. Après cotisations sociales et impôt sur le revenu, son revenu net mensuel tourne autour de 5 500 €. C’est très différent des 6 250 € bruts mensuels que le CA laisse supposer au premier regard.
Pour une micro-entreprise, la mécanique est plus directe : les cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires encaissé, sans distinction entre brut et net. Le taux varie entre 12,3 % pour la vente de marchandises et 22 % pour les prestations de services commerciales et artisanales. Au global, une ponction de 25 à 35 % du CA selon la nature de l’activité est une base réaliste à anticiper.
Le simulateur de creation-entreprise-france.com est-il fiable ?
L’outil est fiable pour une estimation rapide — pas pour une décision financière définitive. Il utilise des taux moyens simplifiés et ne prend pas en compte l’ACRE (exonération partielle de cotisations la première année), les cotisations à la formation professionnelle, ni les taux spécifiques à certaines professions réglementées. Il ne calcule pas non plus l’impôt sur le revenu. Ce que vous obtenez, c’est un ordre de grandeur solide pour cadrer une réflexion — pas un chiffre à inscrire dans un prévisionnel bancaire.
À lire aussi : Monde-Business.fr : présentation du site et analyse de son contenu économique
Comment ce simulateur se compare-t-il à celui de l’Urssaf ?

Le simulateur de l’Urssaf va plus loin : il intègre une estimation de l’impôt sur le revenu et affiche donc le revenu « net net » après prélèvement fiscal. C’est l’outil de référence pour préparer un business plan, fixer un niveau de rémunération sur la durée, ou aller discuter avec un expert-comptable ou un banquier avec des chiffres solides. Le simulateur de creation-entreprise-france.com, lui, est plus rapide à prendre en main et suffit largement pour une première simulation de cotisations sociales indépendant avant de s’engager dans une structure.
| Critère | creation-entreprise-france.com | Urssaf |
|---|---|---|
| Cotisations sociales | ✓ | ✓ |
| Impôt sur le revenu | ✗ | ✓ |
| Revenu net net | ✗ | ✓ |
| Prise en compte de l’ACRE | ✗ | Partielle |
| Rapidité d’utilisation | Très rapide | Plus complet, plus long |
| Usage recommandé | Estimation rapide | Business plan, simulation complète |
Quand faut-il consulter un expert-comptable en complément du simulateur ?
Un simulateur en ligne donne une direction — un expert-comptable donne une décision. Dès que votre situation sort du cas standard — activité mixte, revenus variables, optimisation de la rémunération entre salaire et dividendes, passage d’un statut à un autre — les taux moyens ne suffisent plus. En février 2026, 107 000 nouvelles entreprises ont été immatriculées en France, soit +12 % par rapport à février 2025. Sur les deux premiers mois de l’année, ce sont plus de 222 000 créations, en hausse de 11 % sur un an. Beaucoup de ces créateurs vont utiliser un simulateur comme premier point de contact — et c’est très bien. Mais ceux qui s’y arrêtent là prennent des risques sur leur rémunération nette réelle, leur fiscalité et leur protection sociale.
Un expert-comptable intervient utilement pour valider le choix du statut, simuler l’impact de l’ACRE sur les premières années, arbitrer entre dividendes et salaire en SASU, ou projeter l’évolution des cotisations avec la croissance du chiffre d’affaires.













